La Nation Déné combat le racisme systémique avec la GRC

Le chef de la Nation Déné des T.N.-O., Norman Yakeleya, en discussion
Le Chef de la NAtion Déné des Territoires du Nord-Ouest, Norman Yakeleya (Photo : Nation Déné des T.N.-O.)

La Nation Déné des Territoires du Nord-Ouest collabore avec la GRC pour combattre le racisme systémique au sein des services de police du territoire.

Écoutez le segment d'information du journaliste Thomas Ethier, diffusé sur les ondes de Radio Taïga 102,3 FM:

Un projet pilote ira de l’avant au cours des prochaines semaines, et sera décliné sous forme d’ateliers présentés par 10 agents de la GRC et 10 leadeurs autochtones.

Selon un communiqué de presse émis le lundi 21 juin, la méthodologie de ce projet s’inspire d’initiatives à succès qui auraient fait leurs preuves à travers le monde. On y cite en exemple des projets menés en Afrique du Sud de l’après-apartheid et en Irlande du Nord.

Un projet dirigé par les Dénés

Le Chef de la Nation Déné, Norman Yakeleya affirme y voir une occasion de donner vie à l’appel à l’action de la Commission Vérité et Réconciliation, tout en démontrant la voie a suivre vers un service de police et un système de justice qui reflète une unité entres les leadeurs autochtones et canadiens.

Il prévient toutefois que ce de projet pilote doit être dirigé par les collectivités autochtones, suivant le principe : Rien de ce qui nous concerne ne doit être fait sans nous.

Au moment d’écrire ces lignes, il n’a pas été possible de nous entretenir avec le chef Yakeleya.

Des concepts à appliquer à la GRC

Le commandant de la GRC des T.N.-O, Jamie Zettler, a déclaré que la GRC doit continuer « à développer sa compréhension des concepts de réconciliation, de racisme systémique de trauma intergénérationnel et de sensibilisation culturelle, comme elle le fait depuis quelques années ».

« Avec cette prise de conscience et ces connaissances en évolution, indique-t-il, la GRC des T.N.-O doit maintenant faire la transition pour mettre ces connaissances en application dans le cadre de ses fonctions. » Selon lui, les choses seront très différentes dans 5 ou 10 ans, alors que les agents apprendront des collectivités.