Policiers RÉSO et documentaire sur le SPAL acheté par l’École nationale de police à Nicolet

Fady Dagher, un homme, pose dans son bureau. Il porte une chemise blanche avec l'écusson de la police de longueuil et une cravate noir.
Fady Dagher est le premier chef de police au Québec issu de l'immigation. Il fait la promotion du vivre-ensemble à travers diverses initiatives au sein de la police. (Photo: Archives-FM 103,3)

Le directeur du service de police de l'agglomération de Longueuil, Fady Dagher, annonce que le film portant sur son service de police sera institutionnalisé et qu'il recherche du financement pour la mise en place d'un projet-pilote pour faire de la prévention en amont avec des policiers RÉSO.

De futurs policiers vont devoir regarder le documentaire Résistance : la police face au mur dans le cadre de leurs études.

Les droits du film, du réalisateur Charles Gervais sorti en août 2020, ont été achetés par l’École nationale de police du Québec et par plusieurs cégeps offrant le programme de technique policière.

Et ce, afin qu’il soit inclus au curriculum scolaire.

Dans ce film, on y suit la police de l’Agglomération de Longueuil et le changement de culture qui s’y opère lancé par son chef Fady Dagher.

Le chef Dagher se réjouit de cette initiative.

Le chef du SPAL déplorait l’absence du volet social et la compréhension de la différence dans la formation des futurs policiers.

Fady Dagher s’est donné comme mission de transformer la police vers un modèle de concertation.

Il mise sur la prévention dans les interventions plutôt que sur la répression.

Projet pour une police de famille

Le directeur du Service de police de l’agglomération de Longueuil, Fady Dagher espère que le prochain budget provincial va allouer des sommes pour le projet pilote de policiers RÉSO.

Il a demandé à Québec 1,4 M$ et la même somme à Ottawa.

Le budget provincial est déposé le 25 mars.

Le Projet Policiers RÉSO consiste à faire travailler un policier dans un quadrilatère de quartier qui lui est assigné.

Fady Dagher explique que ce dernier sera jumelé à des familles volontaires à haut risque de vulnérabilité pour faire de la prévention en amont.

Au début de la pandémie, le SPAL a déployé une équipe de policiers RÉSO pour travailler avec la population itinérante et toxicomane.

Il a été constaté qu’il est plus facile pour ces policiers de désamorcer les crises en raison d’un lien de confiance établi.

Fady Dagher aime rappeler que 70 % des appels sont liés à des problématiques en santé mentale.