Modernisation de la Loi sur les langues officielles : les aînés francophones en milieu minoritaire parmi les plus concernés

Un panneau enneigé sur lequel il est écrit : Pavillon Neill Hall, en arrière-plan le pavillon
Le Pavillon Neill Hall de Fredericton (Photo : Frédéric Cammarano)

Le gouvernement Trudeau tarde à moderniser la Loi sur les langues officielles et repousse ses propres échéanciers depuis quelques années, ce qui a un impact direct sur les aînés, notamment sur les aînés francophones vivant en milieu minoritaire.

Élizabeth Allard vêtu d'un veston noir sur lequel est accroché un coquelicot et deux médailles

Élizabeth Allard, la présidente de la FAAFC (Photo : FAAFC)

Comme bien d’autres organismes au pays, la Fédération des aînées et aînés francophones du Canada (FAAFC) veut que le gouvernement Trudeau modernise au plus vite la Loi sur les langues officielles. Selon Élizabeth Allard, la présidente de la FAAFC, la COVID-19 a mis en lumière de nombreux manquements et a aggravé les problèmes déjà existants.

Selon Mme Allard, il est plus difficile pour les personnes âgées qui ont besoin de soins de s'exprimer dans une langue seconde. Elle assure donc qu'il est primordial de fournir un service en français aux aînés francophones dans les foyers de soins.

Il est souvent difficile pour les aînés francophones en milieu minoritaire d’avoir les soins dont ils ont besoin. Par exemple, des francophones de Fredericton ont dû mener une bataille qui s'est étalée sur plus de 10 ans pour faire ouvrir un foyer de soins de bilingue dans la capitale. Le Pavillon Neill Hall de Shannex est ouvert depuis l’été et il commence à accueillir des francophones.

Selon Norma Dubé, la présidente de l’Association des aînés de la Capitale pour l'apprentissage et le mieux-être, il ne s’agit que d’une première étape.

Mme Dubé espère qu'une modernisation de la loi pourrait faire partie d'une stratégie nationale sur les soins de longue durée et ainsi faciliter les prochaines étapes. Cela dit, elle reconnaît que les foyers de soins font partie du domaine de compétence provincial. Elle demande donc au gouvernement du Nouveau-Brunswick d'y mettre du sien.

Le gouvernement Higgs doit moderniser la loi provinciale sur les langues officielles au cours de la prochaine année, mais, comme le gouvernement Trudeau, les premières étapes se font attendre.

Mme Allard croit, par contre, que la modernisation de la loi fédérale pourrait grandement aider la cause des aînés francophones. Elle espère que la modernisation ne se limitera pas aux services fédéraux et que des conséquences soient prévues pour les manquements, notamment par l'entremise d'un tribunal spécialisé dans les questions linguistiques.

 

Pour écouter l'entrevue avec Élizabeth Allard, présidente de la FAAFC, suivie de celle avec Norma Dubé, présidente de l’Association des aînés de la Capitale pour l'apprentissage et le mieux-être :