Le non-respect des directives de la Santé publique vu par un professeur de sociologie

Un dessin de deux personnes séparées par un cercle rouge dans lequel il est écrit : 2m
Parmi d’autres mesures, la Santé publique demande aux Néo-Brunswickois de se tenir à deux mètres les uns des autres pour limiter la propagation de la COVID-19 (Photo : Gerd Altmann (Pixabay))

Les libertaires, des personnes qui accordent une grande importance à la liberté individuelle, seraient parmi les plus portés à ne pas respecter les directives de la Santé publique selon un professeur en sociologie.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a mis en place de nombreuses mesures pour limiter la propagation de la COVID-19 comme la plupart des gouvernements dans le monde. Parmi bien d'autres, le port du masque est obligatoire dans les endroits publics intérieurs et les Néo-Brunswickois doivent se tenir à deux mètres les uns des autres. Les mesures varient aussi selon les phases de rétablissement.

Peu importe l'endroit et peu importe les directives de la Santé publique, certains choisissent de ne pas respecter les mesures sanitaires.

Pour Luc Thériault, professeur à l'Université du Nouveau-Brunswick, plusieurs disciplines peuvent expliquer ce type de comportement, mais toutes ne peuvent fournir qu'une explication partielle.

Luc Thériault en complet et souriant

Luc Théraiult, professeur de sociologie à l'Université du Nouveau-Brunswick (Photo : Cameron Fitch Photo UNB)

Cet expert en sociologie explique ce type de comportement en s'intéressant aux libertaires. Ces personnes, qui se préoccupent grandement de la protection de la liberté individuelle, ne croient pas qu'un gouvernement ait le pouvoir légitime d'imposer aux citoyens d'aider les autres. M. Thériault explique que cela pose problème, notamment lorsqu'il est question de rendre obligatoire le port du masque.

Selon M. Thériault, il y a fort à parier que bien des libertaires soient portés vers le Parti populaire du Canada.

 

Pour écouter toutes les explications de M. Thériault :