Bilan de 2020 avec Dominic Cardy : une année « extraordinaire » et « difficile »

Dominic Cadry en train de faire un discours dans la salle des conférences de presse de la place Chancéry de Fredericton
Dominic Cardy est ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance et député de Fredericton-Hanwell (Photo : gouvernement du Nouveau-Brunswick)

En 2020, Dominic Cardy, le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance et député de Fredericton-Hanwell, a fait les manchettes plusieurs fois que ce soit concernant la gestion de la pandémie de COVID-19, le retour à l’école ou le projet de loi refusé par l'Assemblée législative sur les raisons acceptables pour qu'un écolier ne soit pas vacciné.

En mars, alors que la pandémie de COVID-19 éclate, M. Cardy pousse le gouvernement progressiste-conservateur dont il fait partie à fermer les écoles et rédige un plan sur la gestion de la pandémie, qui comprend notamment un comité multipartite. Enfant, il aimait lire sur les pandémies. Il refuse toutefois d'accorder toute la bonne gestion de la crise et de donner tout le mérite à son intérêt ou même à son travail, lui qui a aussi travaillé dans des situations de conflit. Il assure que la Santé publique, son équipe, autrement dit le comité multipartite, et, de manière plus importante, les Néo-Brunswickois qui ont bien voulu suivre les directives de la Santé publique sont les principaux acteurs de ce qui semble jusqu'à présent une réussite si l'on compare la province avec le reste du monde.

Responsable du retour à l'école, il a préparé un plan pour toutes les éventualités, mais il soutient qu'il faut être capable de modifier son plan en cours de route. Pour l'instant, tout semble fonctionner. En guise de preuve, M. Cardy souligne que, bien qu'il y ait eu des cas dans les écoles de la province, il n'y a pas eu de transmission entre les élèves.

Mais, le ministre a eu aussi été victime d'un important revers cette année. Il avait déposé un projet de loi à l'Assemblée législative afin d'éliminer les excuses religieuses et philosophiques pour qu'un écolier ne soit pas vacciné. Toutefois, en juin, son projet de loi n'a pas obtenu l'appui d'une majorité de députés. Comme explication, M. Cardy assure que plusieurs députés ont été influencés par des groupes contre les vaccins de l'extérieur du pays.

Plus tard cet été alors que le nombre de cas de COVID-19 était en baisse dans la province, le gouvernement progressiste-conservateur dont fait partie M. Cardy a proposé un accord aux autres partis afin d'éviter une élection avant la fin de la pandémie. Les Libéraux auront finalement été les seuls à s'y opposer, ce qui a mené à l'élection de septembre. M. Cardy soutient que, s'il avait fait partie de l'opposition, il aurait voté pour un tel accord, soulignant que les Verts et les Alliancistes n'ont pas quitté la table des négociations contrairement aux Libéraux.

Il assure que le comité multipartite mis en place au tout début de la pandémie a été d'une grande utilité pendant la campagne électorale, ce qui ne l'a pas empêché d'être inquiet quant à la possibilité d'une transmission accrue de la COVID-19 pendant la campagne et le jour de l'élection.

À l'issue de la toute première élection au Canada pendant la pandémie, ce sont finalement les progressistes-conservateurs qui en sont sortis vainqueurs, passant d'un gouvernement minoritaire à un gouvernement majoritaire. Un seul député progressiste-conservateur francophone a toutefois été élu. Le premier ministre et chef du parti Blaine Higgs n'a souvent pas la cote auprès des francophones, parce qu'il a entre autres fait partie du parti Confederation of Regions (CoR), un parti qui était opposé au bilinguisme officiel et qui n'existe plus aujourd'hui. M. Cardy assure que le gouvernement provincial devra avantage écouter dans les prochaines années les francophones et les autres groupes qui se sentent exclus, comme les résidents des régions rurales et les Autochtones.

De son côté, M. Cardy a conservé son siège dans Fredericton-Hanwell à la dernière élection. À savoir ce qui a marqué sa circonscription et la région de la capitale cette année, il souligne la pandémie, mais aussi la clinique 554, la seule clinique privée à offrir des avortements dans la province qui a dû fermer ses portes plus tôt cette année. M. Cardy appuie la décision de son chef de laisser le Réseau de santé Horizon s'en occuper. L'opposition a fortement critiqué cette décision et la fermeture a suscité plusieurs manifestations, puisqu'elle réduit l'accès à l'avortement dans la province, un accès qui était jugé déjà très restreint par plusieurs.

Toujours concernant la santé, le député de Fredericton-Hanwell et l'architecte du plan pour lutter contre la COVID-19 au Nouveau-Brunswick reconnaissent le travail qu'ont fait ces derniers mois de nombreux professionnels de la santé dans le monde. Il souhaite que la pandémie prenne fin en 2021 et l'arrivée d'un vaccin lui donne espoir.

 

Pour écouter l'entrevue avec M. Cardy :